Affaire Lyhanna : un drame criminel et une crise institutionnelle qui embrasent justice et gouvernement
Une marche blanche est organisée ce dimanche 7 juin à 15h La petite commune de Fleurance (département du Gers), pour rendre hommage à la petite Lyhanna dont le corps sans vie a été retrouvé jeudi 4 juin à Puycasquier. Elle avait disparu le vendredi 29 mai à la sortie de son collège. Jérôme Barella., le suspect présumé a été mis en examen et place en detention provisoire, mais il s’est enfermé dans un mutisme total. Le meurtre de Lyhanna provoque une onde de choc nationale. Très vite, l’affaire dépasse le cadre judiciaire pour devenir un affrontement public entre Institutions, où la justice et l’exécutif se renvoient la responsabilité de possibles défaillances. Des voix s’élèvent pour un durcissement du système et réclament que des personnes soupçonnées de faits de violence sur les enfants soient fichées S comme dans les affaires de terrorisme. La procureure de la République d’Auch, accusée de n’avoir pas appliqué une circulaire fait l’objet de menaces de mort obligeant le ministre de la Justice à déposer plainte.
La jeune Lyhanna, 11 ans, a été assassinée dans un contexte qui est encore en cours d’élucidation par les enquêteurs. Le principal suspect, Jérôme Barella, est désormais mis en examen et placé en détention provisoire. Les circonstances précises du drame restent à établir, mais l’enquête tente de reconstituer un enchaînement d’événements qui soulèvent aujourd’hui de nombreuses interrogations, notamment sur la manière dont certaines informations ont été traitées en amont.
Jérôme Barella bénéficie de la présomption d’innocence, la procédure étant toujours en cours devant la justice. Son profil exact et son parcours judiciaire font désormais l’objet d’une attention particulière, alors que son nom est associé à une affaire devenue hautement sensible dans le débat public.
Des signalements anciens et des plaintes classées
Selon les éléments rapportés dans le dossier, deux procédures antérieures auraient été classées sans suite. Une plainte déposée en août 2025 n’aurait pas connu de traitement immédiat, laissant apparaître un délai important entre les différents signalements et leur prise en compte par la chaîne judiciaire.
Ce décalage temporel alimente aujourd’hui une interrogation centrale sur la gestion des alertes et sur les capacités de suivi des dossiers sensibles impliquant des mineurs.
Le 5 juin 2026, des gendarmes français ont procédé à des contrôles routiers dans le cadre de recherches visant à obtenir des informations sur le véhicule de Jérôme B., suspecté d’être l’auteur de la disparition de Lyhanna, une écolière de 11 ans, le 29 mai 2026 à Fleurance, dans le sud-ouest de la France. (Lionel BONAVENTURE / AFP).
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Source: LPOST

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