Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : la France est pionnière en Europe, mais d’autres pays l’envisagent
La France vient d’adopter une législation sans précédent qui place l’Hexagone à l’avant-garde d’une révolution numérique. Aujourd’hui, le Parlement a définitivement adopté, mercredi 22 juillet, la proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux. Une décision qui marque un tournant dans le rapport entre l’Etat, les plateformes géantes et la protection de l’enfance. Dès le 1er septembre, ce sera écran noir pour les jeunes de moins de 15 ans. Les comptes existants ouverts par les mineurs devront être régularisés d’ici le 31 décembre.
La loi proscrit l’accès aux géants du secteur (Instagram, TikTok, Facebook ou encore Snapchat) pour les jeunes de moins de 15 ans. Le motif ? Ces plateformes sont jugées « susceptibles de nuire à leur développement en raison des contenus auxquels elles les exposent et de leurs mécanismes conçus pour maximiser l’engagement ».
Une interdiction sèche, mais pas sans exemptions stratégiques : les services d’encyclopédie en ligne en seront dispensés, reconnaissant qu’Internet ne se résume pas aux réseaux addictifs.
Snapchat fait la course en tête chez les jeunes
Snapchat règne en maître incontesté dans la vie numérique des jeunes français. La plateforme arrive en tête avec 52% des 11-14 ans qui l’utilisent, suivi de WhatsApp (40%), Instagram (32%), TikTok (30%) et Facebook (16%).
Ces chiffres expliquent l’urgence perçue par les législateurs : les réseaux sociaux ne sont plus des accessoires pour cette tranche d’âge, ils sont le tissu social. Concrètement, dès le 1er septembre 2026, ces jeunes ne pourront plus créer de nouveaux comptes sur ces plateformes. Celles -ci devront mettre en place un contrôle d’âge robuste : carte d’identité, France identité, des mécanismes plus stricts que la simple déclaration sur l’honneur actuelle.
Snapchat règne en maître incontesté dans la vie numérique des jeunes français. La plateforme arrive en tête avec 52% des 11-14 ans qui l’utilisent, suivi de WhatsApp (40%), Instagram (32%), TikTok (30%) et Facebook (16%).
La transition concernera aussi les comptes existants : le 31 décembre 2026, tous les comptes existants ouverts par des mineurs devraient avoir été régularisés, soit fermés, soit rattachés à une autorisation parentale enregistrée.
Cette phase d’adaptation crée une période étrange où frères et sœurs n’auront pas les mêmes droits numériques selon leur date de naissance, une mesure qui soulève déjà des questions de faisabilité.
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Source: LPOST
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