Moderniser les règles en matière d’infrastructures énergétiques pour faire baisser les prix de l’énergie


Moderniser les règles en matière d’infrastructures énergétiques pour faire baisser les prix de l’énergie

Ce jeudi, les députés européens de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie ont proposé des modifications aux règles régissant les infrastructures énergétiques transeuropéennes – le réseau de pipelines, de câbles et autres installations assurant le transport de l’énergie au-delà des frontières au sein de l’UE. Ces modifications devraient renforcer la sécurité énergétique en améliorant les interconnexions transfrontalières et en réduisant les goulets d’étranglement, et contribuer à garantir une circulation plus fluide de l’énergie à travers le continent. Parmi les objectifs poursuivis : apporter une plus grande attention à la stabilité des prix, à l’adaptation climatique et à la sécurité.
La réalisation des objectifs d’interconnexion à l’horizon 2030 revêt une importance particulière pour l’achèvement de l’union de l’énergie et l’atteinte des objectifs énergétiques et climatiques de l’Union européenne. Compte tenu de l’ampleur des investissements nécessaires, des défis persistants en matière de gouvernance des projets transfrontaliers et de la nécessité de renforcer la robustesse des scénarios sur lesquels ils reposent, la Commission européenne a présenté une proposition de révision du règlement RTE-E, dans le cadre du paquet européen sur les réseaux publié le 10 décembre 2025. Pour rappel, le règlement RT-E (NDLR : pour Réseaux transeuropéens d’énergie) est une législation de l’Union européenne qui définit des orientations pour relier et moderniser les infrastructures énergétiques transfrontalières entre les pays membres.
Une planification plus intelligente et moins de bureaucratie
La mise à jour du règlement RTE-E vise à renforcer la sécurité d’approvisionnement énergétique, à contribuer à la baisse des prix, et à soutenir les objectifs climatiques de l’UE. Cette mise à jour permettra une planification plus intelligente, en conférant à la Commission européenne un rôle renforcé dans l’élaboration d’un scénario énergétique commun et en veillant à ce que les décisions en matière d’infrastructures reposent sur des données partagées et cohérentes.
La législation introduira également de nouveaux outils permettant d’identifier systématiquement les lacunes dans les réseaux d’électricité et d’hydrogène, afin d’orienter les investissements là où ils sont nécessaires.
L’Agence de l’Union européenne pour la coopération des régulateurs de l’énergie (ACER) assurera un contrôle indépendant renforcé.
La proposition simplifie le processus d’autorisation des projets clés, réduisant ainsi les retards administratifs. Avant d’approuver de nouvelles infrastructures physiques, les autorités devront examiner si les réseaux existants peuvent être optimisés ou si des solutions numériques et de gestion de la demande pourraient répondre au besoin identifié.

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Source: LPOST

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