Candidature de Juliana Amato Lumumba à la tête de la Francophonie : l’héritage et le renouveau
Alors que la course au poste de secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) s’intensifie à quelques mois de l’élection prévue le 16 novembre 2026 au Cambodge, la République Démocratique du Congo (RDC) a officialisé la candidature de Juliana Amato Lumumba. Figure panafricaine au parcours diplomatique et entrepreneurial dense, la fille de Patrice Lumumba, ancien Premier ministre et héros de l’indépendance congolaise, incarne une vision inclusive et économique de la Francophonie, face notamment à la candidature du Roumain, Dacian Ciolos, qui plaide pour une organisation recentrée sur les opportunités pour la jeunesse. Elle a occupé plusieurs postes ministériels sous la présidence de Laurent-Désiré Kabila. Au total, ils sont quatre candidats à briguer le poste de Secrétaire général de l’OIF, dont la Rwandaise, Louise Mushikiwabo, actuelle titulaire du poste et qui veut obtenir un troisième mandat.
La candidature de Juliana Amato Lumumba, annoncée officiellement par le ministre délégué congolais, Crispin Mbadu Phanzu, s’appuie sur plus de trente années d’expérience aux plus hauts niveaux de la gouvernance publique et du secteur privé.
Diplômée de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) de Paris, elle a occupé des fonctions ministérielles stratégiques en RDC sous la présidence de Laurent-Désiré Kabila, d’abord comme vice-ministre de la Culture et de l’Information, ensuite comme ministre de l’Education (1997-1998), puis comme ministre de la Culture entre 1998 et 2001.
Entrepreneure accomplie
Cette assise politique est complétée par une carrière d’entrepreneure accomplie : elle a fondé et dirigé plusieurs sociétés dans le conseil, la communication et le commerce international, nourrissant une compréhension fine des dynamiques économiques africaines.
Son profil international s’est consolidé au Caire, où elle a occupé, de 2007 à 2015, le poste stratégique de secrétaire générale de l’Union des Chambres Africaines de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture et des Professions Libérales (UACCIAP). Depuis 2015, elle intervient comme conférencière de renom sur les nouveaux paradigmes de développement, la place des femmes dans l’économie et l’intégration continentale.
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Source: LPOST
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