Dirigeants de la haute fonction publique : désignation du prestataire privé pour évaluer les candidats en septembre
Les gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont lancé la procédure de désignation de l’opérateur privé qui procèdera à l’évaluation des candidats à la haute fonction publique. Sa désignation devrait intervenir en septembre. Le cabinet de la ministre de tutelle, Jacqueline Galant (MR) indique que les appels à candidatures seront lancés dans la foulée pour les différents mandats concernés (administrateur général, directeur général, directeur opérationnel). La désignation du prestataire privé s’inscrit dans la réforme visant à dépolitiser les nominations de dirigeants de la haute fonction publique. Les futurs mandataires seront lieux rémunérés, mais ils seront davantage contrôlés et plus vite écartés en cas de résultats insatisfaisants. Le cabinet Galant assure tenu comptes des remarques du conseil d’Etat pour éviter tout recours favorable auprès de la haute juridiction administrative. Reste à voir maintenant si malgré les précaution, la réforme sera attaquée au conseil d’Etat…
Le processus de dépolitisation de la haute fonction publique porté par le gouvernement wallon et celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles vient de passer un cap. Le cabinet de la ministre de tutelle dans les deux exécutifs a annoncé ce vendredi 28 août le lancement de désignation de l’opérateur privé qui pilotera le processus.
Désignation du prestataire privé en septembre
Sa désignation devrait intervenir en septembre. « Certains n’ont voulu voir dans cette réforme qu’une revalorisation salariale. C’est non seulement trompeur mais c’est aussi passer à côté de l’essentiel. Cette réforme place enfin la compétence, le mérite et les résultats au cœur du fonctionnement de la haute fonction publique. C’est une révolution en Wallonie ! Elle vise un seul objectif : offrir aux citoyens une administration plus performante. Peu importe nos convictions politiques, nous devrions tous nous en réjouir » a précisé la ministre Galant.
Certains n’ont voulu voir dans cette réforme qu’une revalorisation salariale. C’est non seulement trompeur mais c’est aussi passer à côté de l’essentiel.
Une fois le prestataire privé désigné, les appels à candidatures visant à nommer les futurs mandataires seront lancés. Plusieurs postes sont concernés dans cette première phase : administrateur général du SPW, directeur général de l’Enseignement et directeurs opérationnels de l’Enseignement au ministère de la FWB, etc.).
Présélection de maximum 8 candidats
Dans le cadre de la réforme, l’obligation de détenir un Certificat de management public (CMP) est supprimée. Le travail du prestataire privé consiste notamment à faire une présélection de maximum 8 candidats par emploi, pas de repêchage pour ceux qui auront été jugés inaptes par le prestataire externe.
Le cabinet Galant précise que « l’assessment externe vise à évaluer les compétences managériales et de leadership des candidats ». Cette étape de la procédure se conclura « par une appréciation : « recommandé » ou « non recommandé ». Seuls les candidats ayant obtenu l’appréciation « recommandé » poursuivent la procédure ».
L’assessment externe vise à évaluer les compétences managériales et de leadership des candidats.
Les candidats sélectionnés après cette étape seront auditionnés par un collège (le gouvernement), puis suivra la désignation de l’heureux élu pour le poste convoité. « La réforme contribuera à une meilleure rémunération des dirigeants de la haute fonction publique, mais ils seront davantage contrôlés et seront plus vite aussi écartés », précise le cabinet Galant.
Evaluation régulière
Concrètement, les futurs hauts managers de l’administration wallonne et de la FWB seront évalués trois par an (deux fois tous les 5 ans précédemment) et une évaluation défavorable entraînera la mise à l’écart du haut manager. L’engagement sous Contrat à durée indéterminée (CDI) devient la norme au sein de la haute fonction publique wallonne et communautaire.
Le cabinet Galant dit avoir pris les dispositions pour éviter un recours favorable au conseil d’Etat (CE). « Toutefois, à la suite des concertations et des observations du Conseil d’Etat, les gouvernements ont décidé de maintenir un statut temporaire pour un nombre limité de fonctions d’autorité exerçant des prérogatives de puissance publique. Sont visées les fonctions disposant d’un pouvoir de décision unilatérale directement attaché à l’emploi, produisant des effets contraignants à l’égard des tiers et susceptibles d’affecter les droits et libertés garantis par la Constitution », rétorque-t-on au cabinet Galant.
A la suite des concertations et des observations du Conseil d’Etat, les gouvernements ont décidé de maintenir un statut temporaire pour un nombre limité de fonctions d’autorité exerçant des prérogatives de puissance publique.
Il assure que la réforme aboutira à une réduction des postes à mandats 60 à 45, soit une diminution de 25% « tout en assurant la bonne continuité des services ».
La réforme devrait s’appliquer aussi aux UAP et OIP soumis au Code de la Fonction publique (Forem, Apaq-W, etc.), mais cette partie prendra un peu de temps, car elle nécessite une modification de leurs décrets organiques.
Source: LPOST
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