Débouté de son action en justice contre Paul Magnette, l’Institut Thomas More n’ira pas en appel


Débouté de son action en justice contre Paul Magnette, l’Institut Thomas More n’ira pas en appel
Directeur adjoint de l’Institut Thomas More, Aymeric estime que la jurisprudence est trop favorable à la liberté d’expression et que le think tank franco-belge à d’autres chats à fouetter plutôt que de se lancer dans un combat judiciaire sans grande certitude de gagner. L’Institut Thomas More avait perdu son action devant le tribunal de première instance du Hainaut qui l’a débouté. Ses dirigeants avaient estimé que les propos du président du PS qui a qualifié l’Institut Thomas More d’extrême droite jetaient un discrédit sur l’Institut, ils demandaient au civil un euro symbolique.
Le président du PS, Paul Magnette n’a plus donc de souci à se faire dans le cadre du différend qui l’oppose à l’Institut Tomas More et qui a l’objet d’une décision judiciaire le 18 mai 2026. Selon nos informations, le directeur adjoint du think tank franco-belge, Aymeric de Lamotte a décidé de ne pas interjeter appel du jugement qui a débouté son organisation. « Nous n’irons pas en appel contre la décision du tribunal de première instance du Hainaut, car la jurisprudence est extrêmement favorable à la liberté d’expression des responsables politiques. Et puis, nous avons autre chose à faire que de poursuivre ce combat contre les propos du président du PS », nous a confié Aymeric de Lamotte, il y a quelques jours.
Nous n’irons pas en appel contre la décision du tribunal de première instance du Hainaut, car la jurisprudence est extrêmement favorable à la liberté d’expression des responsables politiques.
Débat sur le dossier de l’Evras
L’Institut Thomas More reconnaît aussi que poursuivre la procédure judiciaire reviendrait aussi à entretenir une visibilité au président du PS dans un dossier qui n’est pas inintéressant, mais qui pourrait leur coûter en énergie et en argent, alors que le think tank a d’autres combats à mener.
Les faits remontent au printemps 2025. A l’époque, le monde politique et celui de l’enseignement s’opposaient sur le « Décret Missions » instaurant une obligation d’enseigner l’Education à la vie relationnelle, affective et sexuelle (Evras) à l’école. La brochure établie à l’intention des acteurs pédagogiques est critiquée par des associations musulmanes ainsi que par des personnalités et des associations résolument conservatrices, dont l’Institut Thomas More. Les dirigeants du think tank qui avaient mené une campagne active contre ce guide.
Base factuelle suffisante pour qualifier Thomas More d’extrême droite
La rencontre entre l’un de ses représentants avec le président du MR, Georges-Louis Bouchez, avait d’ailleurs suscité des questions au parlement. Interrogé en avril 2025 sur la chaîne LN24, Paul Magnette s’en est pris à Thomas More estimant qu’il s’agit d’un institut d’« extrême-droite proche du RN ». Pour les dirigeants de Thomas More, les propos du président du PS ont « fortement discrédité » l’institut Thomas More et ont « endommagé sa réputation ». Ils avaient introduit une action devant le tribunal pour obtenir une réparation au civil, ils réclamaient l’euro symbolique.
Pour la tribunal de première instance du Hainaut, Paul Magnette « s’est manifestement exprimé dans la limite des droits que lui confère la liberté d’expression ».
Mais ils ont été déboutés par le tribunal de première instance du Hainaut qui a considéré que Paul Magnette disposait d’une « base factuelle suffisante » pour faire le rapprochement que Thomas More lui reprochait et qu’il « s’est manifestement exprimé dans la limite des droits que lui confère la liberté d’expression ».
Le tribunal a même relevé une série d’éléments permettant à Paul Magnette de taxer Thomas More d’extrême-droite : personnalité de son fondateur (l’ex-ministre français Charles Millon), identité de certains de ses membres, dont son directeur, l’avocat Aymeric de Lamotte (ex-candidat sur la Liste Destexhe), ou encore de ses soutiens, comme le milliardaire Pierre-Edouard Sterin (installé en Belgique pour des raisons fiscales).
Après analyse du jugement, l’Institut Thomas More a donc décider d’arrêter les frais et de ne pas interjeter appel.
Source: LPOST

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