Greenpeace appelle le gouvernement à couper dans les cadeaux aux industries polluantes
Alors que le gouvernement fédéral cherche en vain 10 milliards d’euros pour remettre le budget sur les rails, un nouveau rapport de Greenpeace Belgique Greenpeace Belgique montre qu’entre 5,7 et 7,4 milliards d’euros par an bénéficient à l’industrie belge via des mécanismes liés à l’énergie et au climat, avec un avantage particulier pour des secteurs fortement polluants. « La situation climatique actuelle impose de mettre fin à ce soutien public, qu’il s’agisse des quotas d’émission gratuits, des compensations pour les coûts indirects ou des avantages fiscaux liés au gaz fossile (…) L’argent existe. Il est simplement mal orienté », selon Greenpeace.
Pour Greenpeace, si le gouvernement cherche de l’argent, il doit d’abord regarder du côté des soutiens publics accordés aux grands pollueurs. Un nouveau rapport de Greenpeace, publié ce 14 juillet, montre que les avantages pour les entreprises polluantes s’élèvent à 5,7 à 7,4 milliards d’euros par an.
Entre 2021 et 2025, l’industrie belge a reçu au total pour environ 10 milliards d’euros de quotas d’émission gratuits. Sur ce montant, 7,85 milliards d’euros ont bénéficié à seulement quinze entreprises, réparties sur trente-trois sites industriels. Un tiers des installations analysées ont même reçu davantage de quotas gratuits que leurs émissions effectives.
Une injustice fiscale entre ménages et grands industriels
Ces chiffres révèlent un double échec : budgétaire, parce que des milliards sont mal orientés et parviennent à peine à faire diminuer les émissions de gaz à effet de serre ; industriel, parce qu’ils prolongent la dépendance aux énergies fossiles. En continuant à soutenir massivement des activités industrielles polluantes dont certaines sont sans avenir, les pouvoirs publics retardent les investissements nécessaires à la transformation de l’économie belge.
L’enjeu n’est pas d’opposer industrie et climat, mais de décider quelle industrie l’argent public doit soutenir.
Le rapport de Greenpeace pointe aussi le déséquilibre fiscal entre les ménages et les grands industriels, les premiers payant déjà jusqu’à quinze fois plus d’accises sur le gaz fossile que les plus grands consommateurs industriels.
« Le gouvernement fédéral affirme devoir trouver 10 milliards d’euros. Mais chaque année, des montants comparables sont consacrés à soutenir des industries fortement polluantes, souvent sans contreparties suffisantes », explique Elodie Belleflamme, chargée de campagne transition énergétique chez Greenpeace Belgique.
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Source: LPOST
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