« L’affaire du tweet » de Nadia Geerts en librairie ce 9 juillet


« L’affaire du tweet » de Nadia Geerts en librairie ce 9 juillet

Voilà un ouvrage qui risque bien de faire parler de lui autant que le malheureux post qui l’a fait naître. Le 28 juin 2025, Nadia Geerts publie un tweet sans doute maladroit : « Je dis ça avec toutes les précautions nécessaires, mais si on cherche un restaurant à Gaza sur Google, on en trouve plusieurs qui ont l’air d’être en activité. »  C’est ici que commence « l’affaire » qui conduira l’auteure belge à publier, un an plus tard,  un ouvrage éponyme sous-titré « Gaza ou la défaite de la raison » qui sort en librairie ce 9 juillet. Un essai d’une centaine de pages qui en dit beaucoup sur la vérité des faits et le traitement que l’on peut faire ou non d’une information en Belgique, aujourd’hui.
Passé l’anecdote personnelle de ce fameux tweet, le nouvel essai de Nadia Geerts,  « L’affaire du tweet  – Gaza ou la défaite de la raison », préfacé par le français Jean-Pierre Sakoun, président de l’association Unité laïque, à paraître cette semaine chez ho-editions, se veut une réponse cinglante à tous les nouveaux inquisiteurs des réseaux sociaux, détenteurs autoproclamés de la vertu, qui prétendent nous imposer leur vision du monde comme étant la seule valable.
Un livre pour dénoncer et continuer à défendre
Pourquoi ? Car, après ce tweet, en quelques heures, un torrent de haine s’est déversé gratuitement sur cette agrégée en philosophie de l’ULB, aussi essayiste et chroniqueuse, engagée en faveur de la laïcité. Retirer le tweet, le regretter, appeler à la nuance : rien n’y fera. « Je suis désormais traître à l’humanité, sans possibilité de rachat. J’ai choisi mon camp, et c’est le mauvais ! », confiera-t-elle alors. Nadia Geerts sera  accusée dans la foulée de minimiser voire de nier la souffrance infligée aux Gazaouis.
Pourquoi certaines informations ne traversent-elles pas la frontière linguistique?
Et si on mélangeait tout ?  La polémique née après le tweet (bien que supprimé) questionnera Nadia Geerts. Quelle place y a-t-il encore pour la vérité lorsqu’on parle de Gaza ? Peut-on tout dire ? Doit-on nécessairement adhérer à la thèse qui oppose un mouvement de résistance légitime à un État colonial génocidaire ? Elle ne le pense toujours pas.
L’auteur, une femme engagée
Son dernier ouvrage « L’affaire du tweet  – Gaza ou la défaite de la raison », revient sur les répercussions dramatiques de ce message posté puis rapidement supprimé, un post qui suscitera de nombreuses réactions indignées, dont des accusations graves et mêmes des appels à la démission. Le pont de départ: une réflexion née d’une recherche hâtive, qu’elle reconnaît maladroite, sur le web qui donnera ce post : «si on cherche un restaurant à Gaza sur Google, on en trouve plusieurs qui ont l’air d’être en activité.»
Si la presse avait creusé directement sans condamner de suite, il s’avérait que ce n’était pas totalement faux dans les faits. Mais peut-on encore aujourd’hui, dire ce genre de chose? Là, est la question.

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Source: LPOST

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