Le 11 juillet, le souvenir d’une victoire flamande et un rendez-vous politique


Le 11 juillet, le souvenir d’une victoire flamande et un rendez-vous politique

COURTRAI. Alors que durant trois jours, Courtrai se rappelle la bataille remportée, celles des éperons d’or, en l’an 1302, la Communauté/Région flamande est en fête, comme il se doit, en ce 11 juillet. A cette occasion, le Premier ministre Bart De Wever a profité de l’esprit de fête pour rappeler l’ampleur des efforts budgétaires à réaliser en Belgique. À l’image de Bruxelles, de la Wallonie et du  fédéral, la Flandre elle aussi concernée avec un déficit public annoncé de plus de trois milliards et demi cette année.
Pour un Wallon, le 11 juillet ne signifie pas autre chose qu’une date étudiée dans les livres d’histoire, hélas. Car de l’autre côté de la frontière linguistique, cela représente tout autre chose.
D’abord durant trois jours, Courtrai, notamment, est à l’heure des Médiévales, grand événement organisé par « Les Amis de 1302 » et le Comité des Eperons d’Or, dans le parc du Béguinage qui accueille l’ambiance moyen-âgeuse faisant revivre l’histoire locale : grand marché artisanal, des campements de reconstitution historique et des animations entièrement gratuits.
A Bruxelles, le centre-ville s’est transformé en festival à ciel ouvert, mettant en avant la Communauté flamande à travers concerts, expositions et activités gratuites pour tous les publics.  Bruges, Gand, Anvers sont aussi à la fête tout le week-end.
Oui, car le 11 juillet commémore la victoire de la Flandre sur la France  lors de la Bataille des Eperons d’Or, au cours de laquelle le comte de Flandre, avec l’aide des milices communales, a battu les troupes du roi de France près de Courtrai, un épisode fondateur de la cause, une date qui est devenue le jour de la Fête de la Communauté flamande, marqué par des célébrations, des fêtes mais aussi, esprit fédéral oblige, des discours politiques qui rappelle que la Flandre fait encore parti d’un tout.
Ou bien on est là pour négocier (…) et faire l’effort pour ces dix milliards, ou bien (…) on ne va pas y arriver.
A la fête mais toujours bien dans son rôle de Chef de file du gouvernement fédéral, le Premier ministre Bart De Wever a rappeler les urgences de parvenir à des compromis budgétaires.

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Source: LPOST

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