Les manifestants iraniens se tournent vers le monde extérieur pour obtenir de l’aide
Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme Volker Turk s’adresse à l’assemblée lors d’une session spéciale du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur la situation en Iran, aux Nations unies à Genève le 24 novembre 2022. AFP
Les manifestations anti-gouvernementales qui balayent l’Iran en sont maintenant à leur dixième semaine, sans aucun signe de fin, malgré une répression sanglante. Le reste du monde regarde avec inquiétude, certains pays prenant des mesures pour soutenir les manifestations. Face à la répression sanglante en interne, les Iraniens espèrent une mobilisation pus forte sur la scène internationale pour soutenir leurs revendications. Les correspondants étrangers ne jouissent pas d’une liberté pour informer correctement l’opinion internationale. Les réseaux sociaux sont devenus des alliés indispensables pour révéler la vérité au monde entier. Mais ils sont aussi soumis à des entraves : Instagram et WhatsApp sont bloqués et les connexions Internet sont souvent interrompues. Le prince Reza Pahlavi, fils du dernier Shah ou roi d’Iran et figure centrale de l’opposition à l’extérieur du pays, a écrit au secrétaire général de l’Onu, António Guterres, et à l’Unicef, l’association caritative des Nations Unies pour les enfants. Il a demandé des enquêtes multinationales sur le meurtre d’enfants en Iran.
Les manifestants veulent d’abord être entendus et bénéficier d’une couverture médiatique par les médias du monde entier. Le Gouvernement iranien a pris des mesures pour minimiser cela autant que possible. Par exemple, les correspondants étrangers sont interdits, et ne sont pas autorisés à rapporter les manifestations, à les filmer ou même à prendre des photos.
Par conséquent, le journalisme citoyen et la publication de vidéos de manifestations sur les réseaux sociaux sont essentiels pour diffuser l’information. Mais le gouvernement essaie aussi d’arrêter cela. Selon le groupe de surveillance Internet NetBlocks, au cours des sept dernières semaines, Internet en Iran a souvent été coupé ou massivement interrompu. Dans le même temps, 32 journalistes ont été arrêtés, selon la Fédération internationale des journalistes (FIJ), et les deux applications de médias sociaux restantes, Instagram et WhatsApp, ont été bloquées.
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Source: LPOST