La situation ne s’arrange pas sur le tarmac de l’aéroport de Charleroi


La situation ne s’arrange pas sur le tarmac de l’aéroport de Charleroi
Une grève spontanée a encore paralysé les activités de l’aéroport de Charleroi ce mardi 1er avril en fin de journée. Elle a été déclenchée par les agents de sûreté travaillant pour G4S à l’appel de la FGTB, mais elle n’a duré qu’environ une demi-heure, en raison d’une absence de concertation avec les autres syndicats (CGSLB, CSC). Le mouvement illustre la tension au sein des agents de sûreté affectés au contrôle des bagages des voyageurs. Dimanche 30 mars, à la veille de la grève générale du 31 mars, les agents de sûreté étaient tellement débordés par la surcharge de travail que selon nos informations, près de 1.900 passagers ont raté leur vol. Permanent syndical à la CNE, Didier Lebbe s’est retrouvé au cœur des évènements à son retour de France. Il dénonce une situation où les agents de sûreté sont mis sous pression avec des conséquences sur les navettes censées acheminer les voyageurs entre Bruxelles et Charleroi. Il fustige l’attitude de certains chauffeurs de taxi qui profitent de la situation pour augmenter les tarifs de la course. Les travailleurs redoutent le pire avec le lancement des horaires d’été marqué par une augmentation significative non seulement du nombre de vols d’avions, mais aussi des capacités des appareils.
L’aéroport de Charleroi court-il à la catastrophe durant cet été 2025 en matière de contrôle des passagers et des bagages ? Plusieurs travailleurs et spécialistes de la sûreté redoutent le pire au regard des évènements de ces derniers jours. Dimanche 30 mars, à la veille de la grève générale du lundi 31 mars, de nombreux voyageurs ont raté leurs vols en raison d’une surcharge de travail pour les agents de sûreté affectés par le prestataire G4S au contrôle des bagages. Selon nos informations, ce sont près de 1.900 passagers qui auraient raté leurs vols dimanche.
Grève spontanée sans concertation
Ce mardi 1er avril, c’est une grève spontanée des agents de sûreté qui a pénalisé les activités de l’aéroport carolo pendant près d’une demi-heure. Selon nos informations, si le mouvement n’a pas pris d’ampleur et n’a duré que peu temps, c’est parce qu’il a été déclenché uniquement par la FGTB, sans concertation avec les autres organisations syndicales (CGSLB, CSC).
Non seulement des voyageurs ratent leurs vols, mais il y en a aussi qui sont arnaqués par les taxis et les navettes de bus qui relient Charleroi à Bruxelles.
Le mouvement spontané de mardi illustre la tension qui règne au sein des équipes d’agents de sûreté qui dénoncent la surcharge de travail et les absences des collègues pour maladie. Ils relèvent aussi être la cible du mécontentement des voyageurs dont les vols accusent des retards ou qui ratent leurs vols.
Situation alarmante avec le planning d’été
La situation est d’autant plus alarmante que l’aéroport est passé au planning d’été depuis dimanche, car ce changement est synonyme d’une augmentation significative tant du nombre de d’avions que de la capacité des appareils. Ce qui signifie davantage de bagages et de passagers à contrôler alors que les équipes d’agents de sûreté ne sont pas en nombre suffisant et sont confrontées à des absences. « Pire encore, l’aéroport évolue dans une infrastructure trop petite, avec du matériel vieillissant », nous a confié une source proche du dossier.
Les évènements qui ont paralysé l’aéroport dimanche et qui risquent de se répéter sont liés à une absence grandissante de personnel de sûreté.
Permanent syndical de la CNE, s’occupant jusqu’il y a peu des dossiers aériens, Didier Lebbe s’est retrouvé dans la pagaille de dimanche. Il revenait de quelques jours de vacances à Bézier (France). « Les évènements qui ont paralysé l’aéroport dimanche et qui risquent de se répéter sont liés à une absence grandissante du personnel de sûreté. Dimanche, c’était la première fois que je voyais un tel bordel à l’aéroport de Charleroi. Ça ne peut plus durer. Le personnel de sûreté est sous pression, les dirigeants de l’aéroport (BSCA, ndlr) doivent faire quelque chose », nous a confié le responsable syndical.

BELGA
Le permanent syndical, Didier Lebbe (CNE) dénonce un problème de manque de personnel chez les agents de sûreté affectés à l’éroport de Charleroi. (BELGA PHOTO JONAS ROOSENS).
Haro sur les taxis
Les conséquences des embouteillages ne se limitent pas seulement à l’aéroport comme il a pu le constater. « Non seulement des voyageurs ratent leurs vols, mais il y en a aussi qui sont arnaqués par les taxis et les navettes de bus qui relient Charleroi à Bruxelles. La navette de bus coûte environ 19 euros, ce qui est parfois plus cher que le billet d’avion. Mais dimanche les bus étaient bondés. Et quand tu décides de prendre le taxi, tu risques de te faire arnaquer. En effet, la course classique coûte 15 euros, mais vu la situation, certains chauffeurs en profitent pour réclamer 30 euros. J’ai eu le cas dans un passé récent où les taximen avaient bloqué les bus à la gare du Midi forçant les voyageurs à se replier sur les taxis, mais en leur réclamant 30 euros pour la course. Ça ne va pas », déplore Didier Lebbe.
Il invite les parties à trouver une solution. C’est depuis que les agents de sûreté ont raté les tests de détection des explosifs dans les bagages des voyageurs que la situation s’est envenimée sur le tarmac de l’aéroport de Charleroi.
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Source: LPOST

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