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Suppression de vols Ryanair : Charleroi Airport a déjà anticipé cette décision de Michael O’Leary

Le patron de la compagnie aérienne a confirmé mardi 20 octobre la décision de Ryanair de suppression de nombreux vols au départ des deux principaux aéroports passagers du pays dont 13 à l’aéroport de Charleroi (BSCA)…

Le patron de la compagnie aérienne a confirmé mardi 20 octobre la décision de Ryanair de suppression de nombreux vols au départ des deux principaux aéroports passagers du pays dont 13 à l’aéroport de Charleroi (BSCA) en réponse à la taxe fédérale sur l’aviation. L’aéroport carolo va aussi être privé de 6 avions basés. Les dirigeants de l’aéroport carolo rappellent que les déclarations de Michael O’Leary ne font que confirmer « les réductions annoncées en juillet pour la saison d’hiver ». Ils rappellent que BSCA, la société de gestion de l’aéroport wallon, « les a déjà intégrées dans sa planification ». Ils demandent toutefois aux autorités politiques de mettre en place une politique aéroportuaire qui garantisse la compétitivité du secteur aérien belge. Il s’agit d’une critique implicite de la nouvelle taxe…

Comme c’est souvent le cas, les déclarations du patron de Ryanair ne passent jamais inaperçues et ses déclarations de ce mardi 20 octobre n’ont pas dérogé à cette tradition. Même si elles ne sont que font confirmer des annonces faites il y a quelques mois, elles ont retenu l’attention des médias qui lui ont accordé une large place dans leurs éditions.

Suppression de 13 destinations au départ de Charleroi Airport

Michael O’Leary a confirmé que la compagnie aérienne low cost va supprimer 20 destinations dès cet hiver 2026 au départ des deux aéroports passagers du pays dont 7 à Brussels Airport et 13 à Brussels South Charleroi Airport (BSCA). A Bruxelles, Ryanair ne conservera que les vols vers Dublin, la capitale irlandaise. A Charleroi, Ryanair réduira également 6 avions basés et n’en conservera plus que 13. Cette décision de la compagnie irlandaise devrait entraîner la perte de près de 200 emplois.

Pour justifier la décision de la compagnie aérienne, Michael O’Leary épingle la taxe qui va passer de 5 euros à 7 euros dès le 1er janvier 2027 (elle aurait dû passer à 10 euros, mais le fédéral a fait une concession grâce à une démarche du gouvernement wallon et de son ministre-président, Adrien Dolimont).

L’aéroport les avait anticipées et les a intégrées dans sa planification. L’aéroport est donc pleinement opérationnel, l’essentiel de son réseau est maintenu et ses équipes sont au travail pour la saison qui s’ouvre ce week-end.

Du côté de l’aéroport de Charleroi, les annonces de Michael O’Leary ne sont donc pas vraiment une surprise. « Elles confirment les réductions annoncées en juillet pour la saison d’hiver. L’aéroport les avait anticipées et les a intégrées dans sa planification. L’aéroport est donc pleinement opérationnel, l’essentiel de son réseau est maintenu et ses équipes sont au travail pour la saison qui s’ouvre ce week-end », indiquent les dirigeants de BSCA dans un communiqué.

Changer de politique aéroportuaire

Ils précisent toutefois qu’il ne faut pas perdre de vue l’enjeu et le contexte concurrentiel dans lequel évolue les aéroports. « Pour autant, il ne s’agit pas de minimiser le mouvement à l’œuvre sur lequel BSCA attire l’attention, en plaidant notamment en faveur d’une plus grande prévisibilité pour l’ensemble du secteur. Les décisions d’implantation des avions en Europe se prennent sur la base des conditions d’exploitation offertes par chaque pays et elles se prennent plusieurs mois à l’avance », poursuit BSCA.

Les autorités disposent encore de ce délai pour décider des conditions qu’elles souhaitent fixer en matière de compétitivité du secteur aérien.

La société de l’aéroport de Charleroi estime qu’il est encore temps pour corriger le tir pour ne pas pénaliser la prochaine saison d’été. « Alors que les capacités de l’été 2027 seront arbitrées dans les toutes prochaines semaines par toutes les compagnies, les autorités disposent encore de ce délai pour décider des conditions qu’elles souhaitent fixer en matière de compétitivité du secteur aérien », observe BSCA.

La société invite donc les gouvernements à prendre des décisions qui ne portent pas préjudice aux aéroports et qui ne les handicapent pas dans leur développement. « Le rôle de BSCA est de faire de Charleroi le meilleur aéroport possible pour les compagnies qui y opèrent et de fournir aux autorités des éléments factuels précis pour décider. A partir des données factuelles dont chaque aéroport du pays dispose, nous invitons les autorités à œuvrer en faveur d’une politique aéroportuaire à même de garantir la compétitivité du secteur en Belgique et, partant, l’apport qu’il représente en matière d’emploi et d’activités économiques au profit de l’ensemble de notre pays », conclut Christophe Segaert, CEO de BSCA.

Par Philippe Lawson — source : L-Post

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