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Failles PHP : les entreprises belges face à une menace informatique majeure

Deux failles de sécurité critiques ont été annoncées, ce mardi 20 octobre, dans PHP, un langage de programmation utilisé par près de 70% des sites Internet dont la technologie côté serveur est identifiée. Elles pourra…

Deux failles de sécurité critiques ont été annoncées, ce mardi 20 octobre, dans PHP, un langage de programmation utilisé par près de 70% des sites Internet dont la technologie côté serveur est identifiée. Elles pourraient permettre à des pirates informatiques d'accéder à des données sensibles ou de compromettre des serveurs. Face à cette menace, plusieurs acteurs, dont Roularta Media, Smartschool et DPG Media, ont temporairement suspendu certains services en ligne par précaution. Pour Nicolas Pourbaix, CEO d'e-net group, les conséquences pourraient être importantes pour les entreprises belges. En particulier, celles dont les sites Internet utilisent d'anciennes versions de PHP. Des correctifs de sécurité viennent d’être publiés.

Les entreprises belges font face à une nouvelle alerte de cybersécurité. Deux vulnérabilités critiques ont été annoncées dans PHP, un langage de programmation largement utilisé pour faire fonctionner les sites Internet.

Selon Nicolas Pourbaix, CEO d'e-net group, PHP est utilisé par près de 70% des sites web dont le langage côté serveur est identifié. Un chiffre qui illustre la menace potentielle de cette alerte à l'échelle mondiale.

Ce n'est pas parce qu'un site est inaccessible qu'il est piraté.

Face aux risques, plusieurs acteurs ont déjà pris des mesures préventives. Roularta Media et Smartschool, une plateforme scolaire belge, ont notamment interrompu certains de leurs services en ligne. Le groupe DPG Media a également suspendu temporairement plusieurs services, dont RTL.nl et l'application RTL Nieuws aux Pays-Bas. Ces décisions visent à limiter les risques dans l'attente de la sécurisation des sites concernés. « Ce n'est pas parce qu'un site est inaccessible qu'il est piraté », insiste Nicolas Pourbaix.

Des risques au-delà d'un seul site

Les deux failles pourraient, dans certaines conditions, permettre à des pirates informatiques d'exécuter des instructions directement sur les serveurs hébergeant les sites concernés. Les conséquences potentielles vont du vol de données à l'interruption des services, en passant par l'installation de logiciels malveillants.

Imaginons qu'il y ait un millier de sites web hébergés sur un même serveur informatique, c'est potentiellement un millier de sites web qui pourraient être également piratés.

Le risque pourrait également s'étendre à d'autres sites hébergés sur un même serveur. « Imaginons qu'il y ait un millier de sites web hébergés sur un même serveur informatique, c'est potentiellement un millier de sites web qui pourraient être également piratés », illustre Nicolas Pourbaix.

De plus, les conséquences pourraient être économiques. Certaines entreprises dépendent de leur présence en ligne. Une interruption peut entraîner une perte de commandes, de demandes de devis ou de prises de rendez-vous. « Chaque heure interrompue, c'est une perte potentielle de chiffre d'affaires », souligne le CEO d'e-net group.

Les anciens sites particulièrement exposés

Depuis l'annonce des vulnérabilités, les équipes d'e-net travaillent avec leurs partenaires d'hébergement et de cybersécurité pour examiner les environnements techniques de leurs clients et préparer les interventions nécessaires.

Des correctifs de sécurité sont déjà présents depuis 16h ce mercredi 21 octobre annonce PHP. Leur déploiement nécessitera toutefois des vérifications afin de s'assurer que les sites fonctionnent correctement avant leur éventuelle remise en ligne.

On est assez rassurants sur les sites web assez récents. Par contre, on est plus inquiets pour les sites web plus anciens.

Nicolas Pourbaix se montre relativement rassurant concernant les sites Internet récents, mais exprime davantage d'inquiétudes pour les infrastructures plus anciennes. « On est assez rassurants sur les sites web assez récents. Par contre, on est plus inquiets pour les sites web plus anciens », explique-t-il.

Certains sites pourront nécessiter des interventions plus importantes, voire rencontrer des difficultés à reprendre du service. Le dirigeant précise toutefois qu’il est encore trop tôt pour mesurer l’ampleur réelle des conséquences.

Dans ce contexte, Nicolas Pourbaix appelle les dirigeants d'entreprise et les indépendants à poser 3 questions à leur prestataire informatique : leur site Internet est-il concerné par les vulnérabilités, quelles protections ont été mises en place et quelles interventions sont prévues ?

Méderic Guisse

Par Philippe Lawson — source : L-Post

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