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Echec des négociations budgétaires: Bart De Wever a présenté sa démission au Roi

BRUXELLES. Après l’échec ce week-end des négociations budgétaires au sein de l’Arizona. Le Premier ministre Bart De Wever s’est rendu au Palais royal ce matin, où il est arrivé sur le coup de 10h,  il a présenté sa dé…

BRUXELLES. Après l’échec ce week-end des négociations budgétaires au sein de l’Arizona. Le Premier ministre Bart De Wever s’est rendu au Palais royal ce matin, où il est arrivé sur le coup de 10h,  il a présenté sa démission et celle de son gouvernement au roi Philippe qui la tient en suspens. Les réactioins politiques et syndicales se succèdent.

Réunis hier soir, les principaux ministres de la coalition Arizona ne sont pas parvenus à trouver un compromis afin de réduire le déficit. Le pays entrerait-il à nouveau dans une période d’instabilité gouvernementale ?

Démission de De Wever

Toute l’opposition a réagi à ce nouvel échec. Ecolo dénonce déjà l’instabilité en marche et propose notamment de revoir les dépenses militaires à la baisse et le socialiste Paul Magnette regrette la situation alors  que selon lui, « il y avait de la marge pour la justice fiscale, pour faire davantage contribuer les très grands patrimoines aux nombreux efforts budgétaires à faire ».

« Deux mois à négocier, et la seule chose qui en ressort c’est une lettre de démission », déplore Frédéric De Gucht (Anders). Du côté du Vlaams Belang, on dénonce une crise budgétaire historique  alors que Groen, à l’instar du PS, reproche au gouvernement de faire peser les efforts sur la classe moyenne plutôt que sur les plus fortunés.

La proposition de démission de Bart De Wever au Roi illustre l’échec d’une majorité qui fait passer ses dogmes et ses calculs politiques avant l’intérêt de la population.

Sur le plan politique, la critique des sévère. « La proposition de démission de Bart De Wever au Roi illustre l’échec d’une majorité qui fait passer ses dogmes et ses calculs politiques avant l’intérêt de la population. Alors que les plus fragiles, et la classe moyenne, ont déjà largement payé la facture, les écologistes réclament des choix budgétaires justes, qui protègent et investissent pour l’avenir », ont indiqué les co-présidents d'Ecolo, Marie-Colline Leroy Van Moer et Gilles Vanden Burre. Ils exigent un « tournant budgétaire ». Les deux responsables des Verts francophones estiment que la crise illustre « aussi l’absence de vision pour répondre aux préoccupations de la population et préparer l’avenir ».

Le syndicat libéral monte au créneau

Marie-Colline Leroy Van Moer et Gilles Vanden Burre estiment que la situation est d'autant plus préjudiciable que beaucoup de questions se posent. « Comment protéger les citoyens et les citoyennes face aux prochains étés ? Comment adapter notre pays aux conséquences du dérèglement climatique ? Comment réduire la pollution pour protéger notre santé et notre environnement ? Ces questions exigent des décisions et des moyens dès maintenant. Et elles passent au second plan, pendant que le gouvernement s’enlise dans ses affrontements et ses calculs politiques, Protéger la population, garantir une sécurité sociale solide et préparer le pays aux crises climatiques font partie des responsabilités fondamentales d’un gouvernement. Les laisser de côté est irresponsable. Nous attendons de cette majorité qu’elle assume enfin ses responsabilités et fasse des choix justes, au service des citoyens », concluent, les co-présidents d’Ecolo.

Notre pays a besoin d’un budget crédible, mais aussi d’un accord qui valorise le travail, protège le pouvoir d’achat et favorise la croissance économique.

Au niveau syndical aussi, des voix s'élèvent pour fustiger les responsables politiques de la majorité, notamment de la part du syndicat libéral.

« Notre pays a besoin d’un budget crédible, mais aussi d’un accord qui valorise le travail, protège le pouvoir d’achat et favorise la croissance économique. Il est temps de voir au-delà des oppositions classiques entre économies et impôts. Les syndicats ont déjà proposé plus de 21 milliards d’euros de mesures budgétaires possibles. La Belgique n’a pas besoin d’une pression fiscale encore plus forte sur le travail, mais d’une fiscalité plus juste dans laquelle chacun contribue en fonction de ses moyens », écrit Synova.

J.W.

Par Philippe Lawson — source : L-Post

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