Démission de Bart De Wever : Clarinval défend la réduction des dépenses publiques, et Prévot, la taxation des riches
Face à la décision du Premier ministre (N-VA) qui a remis sa décision au roi Philippe, ce lundi matin, le vice-Premier ministre libéral, David Clarinval (MR) rappelle la position de son parti qui plaide pour une réduc…
Face à la décision du Premier ministre (N-VA) qui a remis sa décision au roi Philippe, ce lundi matin, le vice-Premier ministre libéral, David Clarinval (MR) rappelle la position de son parti qui plaide pour une réduction des dépenses publiques. Il estime sur X (ex-Twitter) que le gouvernement « doit avoir le courage de porter des réformes structurelles de réduction des dépenses afin de donner à la Belgique un avenir qui repose sur le travail, l’investissement et le bien-être des travailleurs ». Son homologue centriste, Maxime Prévot (Les Engagés), défend l’idée de « réformes justes » qui ne « doivent pas casser la machine », ni « freiner l’économie ». Pour le ministre des Affaires étrangères maintient la position de son parti de taxer les riches.
Avec la décision du Premier ministre, Bart De Wever (N-VA), qui a remis, ce lundi matin, sa démission au roi Philippe, la Belgique entre dans une zone de turbulences. Le souverain ne l’a pas acceptée et la maintient en suspens. Du côté des ministres du gouvernement fédéral, c’est l’occasion pour chacun d’entre eux de rappeler les positions de son parti.
Refuser de mener de véritables réformes pour réduire les dépenses publiques condamne le pays à creuser un déficit toujours plus grand que les impôts ne peuvent plus rattraper.
Pour le vice-Premier ministre, David Clarinval (MR), le gouvernement ne doit pas changer de fusil d’épaule. « Le volume de taxes sur la table reste beaucoup trop élevé et dépasse largement ce qui était prévu dans l’accord de gouvernement. Refuser de mener de véritables réformes pour réduire les dépenses publiques condamne le pays à creuser un déficit toujours plus grand que les impôts ne peuvent plus rattraper comme en attestent les organisations internationales. La seule solution pour des finances publiques saines et un avenir pour notre pays, c’est la relance de la croissance et de l’économie », a-t-il écrit sur X (ex-Twitter).
Réformes structurelles de réduction des dépenses publiques
Egalement ministre de l’Economie et de l’Emploi, David Clarinval estime que « pour ce faire, il faut soutenir la compétitivité, la création d’emploi et les travailleurs, et non pas les attaquer. Nous devons avoir le courage de porter des réformes structurelles de réduction des dépenses afin de donner à la Belgique un avenir qui repose sur le travail, l’investissement et le bien-être des travailleuses et des travailleurs en garantissant l’équilibre budgétaire ».
Ces réformes doivent être justes. Elles ne doivent pas casser la machine. Elles ne doivent ni enrayer l’activité économique ni mépriser les plus vulnérables
Dans une longue publication faite aussi sur X, le vice-Premier ministre centriste, Maxime Prévot (Les Engagés), défend également les réformes et soutient que le gouvernement doit maintenir le cap concernant les économies, car « c’est une nécessité. (…). C’est la condition pour garantir le bien-être de chacun demain. C’est notre devoir d’éviter de plonger le pays dans le chaos ».
Mais pour lui, les réformes ne doivent pas se faire à n’importe quel prix. « Ces réformes doivent être justes. Elles ne doivent pas casser la machine. Elles ne doivent ni enrayer l’activité économique ni mépriser les plus vulnérables. Sans quoi la colère qui se vit chez nos voisins se vivra chez nous avec la même intensité », poursuit Maxime Prévot.
Taxer les riches
A l’entendre, tout le monde doit donc contribuer aux efforts. « Aucun département de l’Etat ne peut être immunisé d’un effort. Depuis le début de ce gouvernement, l’essentiel s’est d’ailleurs opéré en compression des dépenses publiques, pas en recettes. Et c’est nécessaire. (…). Si on veut pouvoir donner de l’oxygène à ceux qui bossent, respecter les soignants et les pensionnés, assumer le vieillissement de la population et l’accès aux soins, offrir un futur plutôt que des factures à nos jeunes, une contribution des personnes à grande aisance financière est légitime. Ce partage des charges entre les plus aisés et les autres citoyens est un enjeu d’équilibre pour l’avenir », martèle celui qui est également ministre des Affaires étrangères.
Ce partage des charges entre les plus aisés et les autres citoyens est un enjeu d’équilibre pour l’avenir.
Maxime Prévot invite les partis de la majorité à se remettre au travail pour élaborer un budget au nom de l’intérêt général. « Ces enjeux peuvent être rencontrés avec de la bonne volonté autour de la table. Encore faut-il que chacun en témoigne. Aujourd’hui plus que jamais, l’intérêt du pays doit prévaloir sur l’intérêt des partis. Remettons-nous vite à table pour atteindre un résultat juste et crédible et porteur de sens pour l’avenir » souligne-t-il.
Par Philippe Lawson — source : L-Post
